IRONMAN 70.3 : LES CONSEILS DE L’ÉQUIPE SPORTIUM

Le Subaru IRONMAN 70.3 Mont-Tremblant présenté par Sportium arrive à grands pas. Pour vous guider, qu’il s’agisse de votre première expérience sur ce parcours ou non, nous avons demandé à Isabelle, Stéphanie et David, triathlètes pros de l’Équipe Sportium, de nous donner leurs meilleurs conseils pour optimiser votre course IRONMAN 70.3 en sol québécois.

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NATATION – Les trucs d’Isabelle

Avant tout, se préparer pour la natation commence par s’assurer d’être confortable dans son équipement. Placez vos lunettes sous le casque de bain et ajoutez-y un peu de salive pour empêcher qu’elles s’embuent. Mettre de la crème hydratante au cou, aux poignets et aux chevilles évite l’irritation durant la course et vous aide à enlever votre combinaison de nage une fois cette étape complétée.

Comme la natation est la première étape de votre triathlon, c’est important de bien s’échauffer : prenez un 15-20 minutes pour faire quelques longueurs dans votre wetsuit et terminez votre échauffement avec des sprints sur plus ou moins 20 m. Ça permettra à votre corps de reproduire l’effet du départ.

Nageur rapide et d’expérience? Placez-vous stratégiquement au départ et démarrez en force avec un sprint initial d’une distance variant de 200 à 400 m.

Si la natation n’est pas votre point fort, restez dans le peloton et soyez prudent pour éviter toute collision accidentelle. Restez dans le sillage d’un autre nageur qui semble avoir la même vitesse de croisière que vous, sans pour autant négliger de regarder où vous allez. Relevez souvent la tête pour vous assurer que vous gardiez la bonne direction : ça ne veut pas dire que ceux qui sont devant vous vous mèneront à la fin du parcours!

Finalement, quand vous approchez le rivage, priorisez la nage à la course dans l’eau. Un bon indice pour savoir où arrêter : continuez à nager jusqu’à ce que vos mains touchent le sol. Ensuite, rendez-vous à la zone de transition en courant tranquillement et en essayant de descendre votre wetsuit jusqu’à vos hanches. Gardez votre casque de bain et vos lunettes jusqu’à la dernière minute, afin de ne pas les échapper durant votre passage en zone de transition.

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VÉLO – Les trucs de Stéphanie

Tout comme la natation, le vélo requiert une bonne gestion de son équipement. Ainsi, le matin même de la course, il est essentiel de faire un petit passage en zone de transition. Vérifiez que votre vélo est en bon état, c’est-à-dire, entre autres, que la pression des pneus est bonne, que les freins n’entravent pas le bon roulement des roues et que vous êtes sur la bonne vitesse. De cette façon, vous maximisez vos chances de faire un bon départ lors de l’embarquement vélo.

Durant le parcours de vélo, l’hydratation et l’alimentation peuvent jouer un rôle clé sur votre performance. Tout d’abord, même s’il ne fait pas chaud, il est primordial de bien s’hydrater, de façon à maintenir l’effort en vélo et à mettre la table pour une bonne performance à la course à pied. Truc pratique : l’important est de se garder hydraté en buvant régulièrement de petites quantités. Un trop plein d’eau juste avant de descendre de votre vélo pourrait causer des crampes abdominales durant la portion course à pied.

S’alimenter est aussi primordial à cette étape de votre triathlon, car vous pourrez maintenir un bon niveau d’intensité sur la route, tant pour votre parcours vélo qu’après en course à pied. Si vous êtes du genre à oublier de manger, programmez une alarme sur votre montre ou fixez-vous des distances spécifiques auxquelles vous devez prendre un gel ou un autre aliment de votre choix.

Finalement, durant les 90 km de vélo que comporte le demi-IRONMAN, la clé du succès est de bien se connaître en tant qu’athlète. Savoir bien gérer son effort afin de ne pas hypothéquer sa course à pied est un défi en soi, mais c’est très important pour un triathlon longue distance.

Shot01_Hero_David_099_s2COURSE – Les trucs de David

Le parcours de course du IRONMAN 70.3 Mont-Tremblant peut donner du fil à retordre à cause de ses nombreuses pentes. La portion vélo se terminant avec la montée Duplessis, c’est avec des muscles déjà bien fatigués que les athlètes commencent la course à pied. L’idéal est de se détendre dès les premières foulées. Se détendre consiste en fait à ne pas fatiguer ses muscles pour rien. L’un des conseils de David : ne pas se forcer à ralentir lorsqu’on descend une pente. En effet, l’effort requis pour diminuer sa vitesse lorsqu’on court en pente descendante est tout aussi demandant que celui de la montée. Quitte à perdre un peu l’équilibre et à s’essouffler un peu plus, mais ce sera moins dommageable pour les muscles que de freiner inutilement une accélération.

Une fois la première partie du parcours complétée en se concentrant sur la détente et la technique, c’est le moment de prendre de la vitesse pour la section du Petit train du nord. Prendre un gel peut s’avérer une bonne idée, et surtout, ne pas négliger l’hydratation à la station d’aide de la sortie du Petit train du nord. Contrairement au IRONMAN du mois d’août, pour le demi-IRONMAN, la station 11 n’est pas disponible, donc si on ne profite pas de la dernière gorgée, il y a un bon 3 km à parcourir avant le prochain ravitaillement!

Finalement, la meilleure partie du IRONMAN 70.3 à Tremblant est la foule de spectateurs. En revenant vers le village, il faut tout donner, parce que de toute façon, les encouragements de la foule vous offriront un second souffle pour les derniers milles. Peu importe le niveau de fatigue de vos muscles, les cris de la foule sauront vous porter sur les deux derniers kilomètres et la ligne d’arrivée sera à vous!

Bonne chance à tous les participants!